jeudi 19 novembre 2009

... et tourner de plus en plus en rond

Au gré d'une ballade cybernétique sur le blog d'Eleatypik, je retombe sur le lien présentant ce blog :

Bulle reprend sa plume et ça fait du bien ! On se cultivationne avec plaisir ici!

On va pas se mentir là, juste entre nous, la première fois que je l'ai lu, ça m'a fait drôlement plaisir (petite poussée d'orgueil, sentiment irrémédiable du "hum, ça fait du bien par où ça passe"!).
Et peut-être qu'à ce moment là, très précis, où je lis cette phrase, j'y crois, peut-être même à fond! Plus au fait que j'arriverai à tenir ce blog régulièrement qu'au fait que ça respire la culture à chaque phrase que j'écris, mais quand même!

Et depuis, qui qui vient encore se promener par ici de temps?? A mon avis, pas grand monde, au vu de ma production pour le moins espacée, hésitante...

Globalement, comme pour pas mal de choses en ce moment, j'aimerais vraiment faire mieux; je suis à la limite d'avoir de grandes ambitions.
J'ai bien un ou deux sujets qui traînent vaguement, pas assez inspirants peut-être, ou simplement plus l'habitude de la folle gymnastique de la tête et des doigts.
J'essaie, mais peut-être pas assez bien, peut-être pas assez.

Ou bien peut-être alors que je n'ai pas encore trouvé mon rythme dans cette période de non-activité intense...

mercredi 21 octobre 2009

Coup de balai et pas de rentrée

Un déménagement dans la vie réelle me suffit amplement pour l'instant; ici, je vais donc me contenter de sortir de nouveau les pinceaux.

Un habit déjà automnal, comme à chaque fois, l'envie de remettre à neuf en se disant que ça peut permettre de reprendre le chemin du clavier... Illusoire? Peut-être bien.

A l'heure où je devrais prendre les pinceaux aussi dans mon nouveau chez moi (flemme surtout de passer par l'étape ponçage + enduit + reponçage); à l'heure où je devrais inonder toutes les collectivités de la région de lettres enflammées de candidature spontanée (puisqu'il faut bien aller le chercher ce premier vrai travail, non?); à l'heure où mon esprit ne devrait être que droit administratif...

Vagabondage, observation (et oui, la vie de chômeuse, ça se découvre aussi!), valse hésitation.
Apprentissage d'un temps nouveau, d'une liberté démesurée
Premiers pas, cette rentrée se veut riche de nouveautés, d'expériences
A n'en pas douter, il y a de la construction à venir
Reste à savoir par où commencer...

Petit billet, reprise de contacts, mots balbutiants, qui se cherchent
Sur la voie de la convalescence...

J'ai du retard, je ne découvre qu'à 24 ans "Zazie dans le métro"... Qu'il est bon d'avoir du retard, qu'il est bon de savourer, de rire, de déguster ce que tout le monde ou presque a déjà lu.
Et d'observer dans le regard de votre voisin de lecture le sourire du souvenir, mais aussi l'envie à l'idée que j'ai le privilège de pouvoir, seulement maintenant, découvrir ce plaisir.
Vive ces bonheurs tardifs, ces oublis de culture sur le chemin de l'école


Découvrez la playlist Sophie Hunger avec Sophie Hunger

samedi 4 juillet 2009

Soirée de poche - Beirut

On clique ici pour le plaisir de retrouver Beirut dans une vidéo d'un concert en appartement.

Les "soirées de poche", concept développé par la Blogothèque qui, décidément, veille sur notre bien-être musical avec la plus grande bienveillance.

Plus largement, on en profite pour farfouiller sur le site arte-live qui, bien que jeune, révèle déjà quelques petits trésors (dont un concert intégral de Nicolas Jules aux Trois Baudets à côté duquel il ne faut pas passer)
Fouillez, mes amis, fouillez!

vendredi 3 juillet 2009

Grand foutoir d'été

Marre de ce blog tout vide, de ce laxisme du clavier, de la main, de la tête.
Grève en cours, préavis de début mais aucune date de fin.
Pas de briseur de grève, les piquets sont là, bien plantés, bien alignés

Le printemps est passé, il a pris de l'avance, ou moi du retard.
Aucune fleur de sortie, aucun billet bourgeonnant, à l'heure de la récolte il fait bon ne pas être payé au mot ramassé ici.

Une "to do-list" des plus sérieuses désormais achevée.
Vite, une nouvelle liste, une frivole, une estivale, une joyeuse.
Une pleine d'envies maintenant que les "obligations" sont remplies.

Envie qu'on me souffle dans les oreilles des émois cinématographiques, des bouleversements littéraires.
Pas de conseils, mais des emballements 100% subjectifs.
Envie de pique-niquer, de picorer, de butiner...

Au creux de l'été, quand les salles de spectacle peu à peu referment leurs portes, pour nous faire languir, en parcourant les pages des programmes...
trouver une alternative, chercher comme un vaste trésor, un de ceux que l'on serait forcé de constituer progressivement soi-même.
Histoire éternelle d'une quête qui se révèle toujours plus enrichissante que le trésor enfoui.

Et commencer la liste ainsi, dans l'espoir de...






mardi 31 mars 2009

Ok, on reprend...

...

à quoi pourrait bien correspondre, dans le monde du blog et du "tap tap tap" sur un clavier, le petit toussotement d'éclaircissement de la voix juste avant de prendre la parole?

est-ce qu'on tape sur une page blanche des lignes de lettres, dans l'ordre qui nous inspire selon le moment, faisant fi du sens?
est-ce qu'on balade notre regard, du clavier à l'écran, de l'écran au clavier, se demandant pourquoi le lien semble si difficile à établir à nouveau?

Pas un retour puisque pas vraiment partie, pas de vœu pieu de silence devant l'éternel.

Juste un concours de circonstances, un enchevêtrement de moments, qui font que 4 mois viennent de s'écouler sans qu'on écrive l'ombre d'un seul message, même pas une esquisse.

Pourquoi tout à coup revenir, alors que le rythme de vie est le même, inchangé, toujours plein?

Peut-être la sensation d'un trop plein de mots qui dorment, l'envie de tendre une toile blanche où les mots reprendraient la parole, à leur guise.
L'envie de redonner un cadre, pour éviter la bataille, les bousculades, les cris.

La phrase : ordonnancement, rangement....
On se doit d'être "clair" puisque, potentiellement, on peut être lu
Des mots pas trop bien rangés quand même, des mots qu'on veut laisser jouer, mais dont on préfère simplement qu'ils chantent plutôt qu'ils crient...

Pas de promesse de régularité, de gymnastique quotidienne, de sortie hebdomadaire, de rendez-vous planifié

rien de tout ça

mais ce message là, au moins...

jeudi 4 décembre 2008

Multipiste

Très silencieuses ces dernières semaines

Le silence ça peut vouloir dire beaucoup de choses, pas le temps - course contre la montre, pas l'envie - course contre soi-même.

Un peu des deux peut-être, la course en commun. Pour quelqu'un d'aussi peu sportif que moi, la belle affaire! Comment s'étonner alors que mes jambes se mettent des bâtons dans les roues?

Et de retour, rien qui fracasse, pas de scoop - la petite porte, les escaliers de secours, les pointes de pied en équilibre

Temps d'hiver, décider de garder les mots bien au chaud. Une saison pour les mots, après tout...

Sortiront, sortiront pas, hésitent, tergiversent, annulation de dernière minute et rendez-vous manqué

On ne peut pas tellement prévoir à l'avance, les mots ont parfois une capacité d'adaptation insoupçonnée!

lundi 6 octobre 2008

Pathomimia - Théâtre Massenet - 04 octobre 2008



De la magie


On pourrait tout dire de ce spectacle, parler du cirque, de la musique, raconter le décor
On pourrait dire tout cela, mettre les mots, les qualificatifs bout à bout
Juxtaposer, superposer, espérer qu'au milieu de tout ça il y ait un mot qui convienne, au moins un
On peut aussi admettre qu'on ne saurait pas raconter, que ça n'est pas tant l'histoire qui importe que l'atmosphère


Juste parler d'un objet hybride, indéfini

Un vaste bric à brac comme le serait le grenier de la maison familiale, aussi intrigant et merveilleux.

C'est peut-être ça finalement, une grande malle, coffre à jouets et vieux ressorts cassés

On cherche, on fouille, on extirpe.

On se prend au jeu, on sursaute, sourit

Les yeux pétillent, s'arrondissent, s'humidifient aussi, à la fin du spectacle

Arrêt presque trop brutal, lumière, retour à réalité

On aura eu le vertige, celui qu'on ressent quand on ne sait pas tellement comment tout ce qui se déroule devant nos yeux est possible

Plus que tous les arts convoqués dans ce seul spectacle, on retiendra la magie et l'émerveillement qu'elle entraîne

Comment? Pourquoi?
Finalement peu importe
On retiendra le voyage, même si l'on ne sait pas réellement où il nous a emmené