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mercredi 31 mars 2010

Jury du Livre Inter (suite et fin)

Allez, la voici cette lettre
(finalement peut-être trop jeu d'écriture et pas assez lettre de "motivation"!)

Si cette lettre parvient à destination, elle sera forcément une rescapée.
Championne toute catégorie de la valse hésitation, du mot qui prend son élan pour finalement ne pas oser.
Peur de tomber à plat, de ne plus savoir se relever.

La concurrence est rude, les mots se bousculent au portillon, en ordre plus ou moins rangé.

Chacune des lettres reçues est une lettre d'amour.
Autant de lettres d'amour en si peu de temps, quoi qu'on en dise, ça ne doit pas être tellement facile.
Vous voilà flatté, ému, enchanté, enthousiaste, tour à tour ou tout à la fois; et voilà que parmi toutes ces émotions, il faut choisir.

Tout d'un coup, c'est un peu comme s'il fallait écrire une forme de biographie, revenir sur une relation d'un peu moins de 25 ans avec les livres.
Le livre découvert dans la voix apaisante de ses parents à la nuit tombée, celui dont la fierté que l'on a de le lire soi-même est dépassée par l'histoire qui nous emporte. Et puis tous ceux qui, par la suite, viennent nourrir l'imagination, effleurer, chatouiller, bouleverser les émotions les plus enfouies.
Les livres qui vous révèlent à vous même, qui vous révèlent aussi tellement aux autres.

Parler d'un livre, échanger, c'est être constamment sur le fil.
Ne plus savoir exactement sur quel bout il faut tirer.
Et puis reprendre sa marche, avant-arrière, ne plus écouter que l’équilibre des mots, ceux qu’on a lus, ceux qu’on prononce pour dire, le plus simplement possible, l’amour.

Jury du Livre Inter...

... I'm not in.

Texte de la lettre envoyée à suivre dans la journée (exemple de ce qu'il ne faut pas faire? ;-)!)

Noms des jurés et titres des livres retenus ici

lundi 1 mars 2010

Le dernier livre refermé












Milena Agus, Battement d'ailes

Un joli moment de lecture, bref, gourmand, enthousiaste.
Un livre lu sur deux jours, mais pas pour autant dévoré, plutôt savouré (il ne compte d'ailleurs guère plus de 140 pages, rien qui relève ici de la prouesse!)

Lecture délectable, même si l'histoire n'est pas franchement rose.

Une écriture simple, directe, touchante.
De la tendresse ressentie immédiatement pour ces personnages bancals, reclus sur leur bout de terre sarde éloignée de tout, reclus en eux-même aussi.
Une langue qui vous plonge immédiatement dans ces décors arides, abruptes.

Difficile d'en dire plus sur un livre si court, à lire si vous en avez l'occasion, pour un moment de plaisir simple.

Lecture en cours : Olivier Adam, Des vents contraires